Le 19 mai, j’ai voté en faveur de l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire 2024-2030.
Adopté par 282 voix sur 562 suffrages exprimés, ce texte est la traduction concrète d’un choix politique que nous assumons depuis 2017 : la France doit investir dans sa défense,. Pas par réflexe souverainiste mais parce que les menaces sont réelles et que les années de sous-investissement ont laissé des lacunes que le conflit ukrainien a rendues visibles pour tous.
Ce texte dégage 36 milliards d’euros supplémentaires pour moderniser nos armées.
Ces crédits ont des cibles précises : accélérer la dronisation de nos forces, reconstituer des stocks stratégiques insuffisants, soutenir notre industrie de défense et renforcer notre capacité à tenir dans la durée. Ce dernier point compte autant que les équipements de pointe. Car oui, une armée se mesure aussi à sa capacité de résilience sur le long terme.
Le cap est clair : préserver notre autonomie stratégique, maintenir la première armée d’Europe et peser réellement dans les décisions de sécurité collective, à l’OTAN comme au sein de l’Union européenne.
À l’heure où les engagements américains sont devenus moins prévisibles la France ne peut pas se permettre l’ambiguïté.

