Les 11 et 12 janvier derniers, j’ai participé à la conférence des présidents des commissions chargées des affaires européennes des 27 à Nicosie, dans le cadre de l’ouverture de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne.
Dans un monde marqué par le retour brutal des rapports de force, j’y ai défendu une ligne claire : l’Europe ne peut plus être spectatrice, elle doit accélérer son agenda de souveraineté.
J’ai salué la priorité donnée par Chypre à l’autonomie stratégique européenne. Notre première urgence est la sécurité : renforcer la Défense européenne, approfondir la préférence européenne et réduire nos dépendances stratégiques. La seconde est économique : face à l’agressivité chinoise et aux pressions américaines, l’Europe doit protéger ses entreprises et défendre ses intérêts. Enfin, nous devons investir massivement dans les technologies clés pour rester dans la compétition mondiale.
Lors de la plénière, j’ai également tenu à alerter sur la répression sanglante en Iran. L’Union européenne ne peut rester silencieuse : il est temps d’inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes.
Notre choix est celui de l’unité, de l’action et de la puissance européenne pour garantir notre sécurité, notre indépendance et l’avenir d’un continent libre et prospère.

