En visioconférence avec l’ensemble des présidents des Commissions chargées des affaires européennes des 27. Parce que la semaine passée, Chypre a été la cible de drones et de tirs de missiles, je voulais d’abord exprimer ma pleine solidarité avec le peuple chypriote.
Quand Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée.
Dans un contexte international extrêmement tendu, il ne faut pas se voiler la face : certaines crises détournent l’attention de la guerre en Ukraine.
Pourtant, rien ne doit nous faire oublier l’essentiel.
L’Ukraine reste un enjeu majeur pour la sécurité européenne, et notre soutien ne faiblira pas. Nous devons continuer à agir : soutenir financièrement l’Ukraine, renforcer les sanctions contre la Russie et œuvrer pour une paix juste et durable.
Au Moyen-Orient, la situation est tout aussi grave.

Chaque escalade rapproche la région d’un conflit généralisé. La responsabilité de l’Iran est lourde, mais les opérations militaires menées en dehors du droit international ne peuvent être une solution durable.
La priorité doit être la protection des civils et le retour à la diplomatie.
Dans ce contexte, la France agit pour protéger ses ressortissants, soutenir ses partenaires et garantir la sécurité maritime dans une zone stratégique pour le monde.
Enfin, j’ai souhaité, auprès de mes homologues des 27, rendre hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, mort en Irak, ainsi qu’aux soldats blessés.
Leur engagement pour notre sécurité mérite respect, reconnaissance et solidarité.
Ces crises nous rappellent une évidence : l’Europe doit devenir une véritable puissance de défense, capable de protéger ses intérêts et sa sécurité.

